Le stéthoscope écoute.

Le tensiomètre mesure.

Le thermomètre affiche.

Mais le toucher, lui… sent.

Il repère l’œdème avant qu’il ne se voie.

Il détecte une fièvre avant même qu’elle ne se chiffre.

Il annonce une escarre avant qu’elle n’existe.

Dans le soin, les outils constatent.

Le toucher, lui, anticipe.

Et pourtant, personne ne parle de cette compétence-là :

celle qui naît de l’expérience, de la présence, de la connexion au corps de l’autre.

Un geste simple, mais précis.

Un geste doux, mais clinique.

Un geste silencieux, mais décisif.

Le toucher n’est pas un “plus”.

C’est un outil d’évaluation à part entière.

Un outil humain, irremplaçable, qui, bien souvent, voit plus loin que les machines.

Parce qu’avant les chiffres,

avant les alarmes,

avant les symptômes visibles…

il y a la main qui sait.

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