Parfois, dans le quotidien du soin, tout le monde sait… mais personne ne le dit.
Le résident sait qu’il n’est plus tout à fait autonome, mais il continue à “faire comme si”.
Le soignant, lui, joue le jeu — non pas par hypocrisie, mais par délicatesse.
Il fait semblant d’y croire, pour préserver quelque chose : la dignité, l’illusion d’un contrôle, un peu de fierté.
Ces petits “mensonges partagés” deviennent alors une forme de vérité tendre.
Un pacte silencieux entre deux êtres qui veulent encore croire à la continuité du quotidien.
Parce que dans cette fiction commune, il y a du respect, de la pudeur, et souvent beaucoup d’amour.
Le soin, parfois, c’est accepter de ne pas tout confronter.
C’est comprendre que faire semblant peut être une façon de protéger.
Et que derrière chaque jeu, il y a un vrai : celui du lien, fragile, humain, bouleversant.


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