L’autre soir, une dame me dit :

— Vous êtes ma préférée. Avec vous je peux rire, et vous êtes la seule à me mettre la crème aux pieds. Quand vous partez, j’ai tout ce qu’il me faut.

Un peu plus tard, dans la nuit, une autre dame sonne à 3 h.

Elle est habillée, le sac à main sur le lit.

— On y va.

— Mais où ?

— À la nouvelle maison.

— Non, il est 3 h… et en plus, ce n’est pas aujourd’hui, c’est demain.

Et là, elle s’énerve.

Elle me dit de sortir, que je ne sers à rien.

Le soin, c’est ça : passer d’un sourire à une tempête.

D’un “merci” à un “dégage”.

On traverse les émotions des autres comme des vagues, parfois douces, parfois violentes.

Et malgré tout, on reste là.

Présents. Calmes. À leurs côtés.

Parce que c’est ça, aussi, le cœur du soin : être là, même quand l’amour se cache derrière la colère.

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