⏳ Dans le soin, on nous parle d’efficacité, d’organisation, de rendement.

Mais les résidents, eux, ne connaissent pas ces mots.

Ils vivent à un autre rythme — celui du corps qui met plus de temps, de la parole qui cherche, du geste qui hésite.

Et souvent, cette lenteur nous dérange.

Parce qu’elle nous renvoie à ce que le système refuse : le temps humain.

Pourtant, dans cette lenteur imposée, quelque chose se passe.

Le soignant apprend à respirer.

À écouter autrement.

À exister autrement.

C’est peut-être là, dans ce temps étiré, que le vrai soin commence.

Quand on cesse de courir pour simplement être là.

Quand on accepte de marcher au rythme de l’autre, au lieu de le presser à suivre le nôtre.

La lenteur du résident devient alors une leçon silencieuse :

celle de la présence, de la patience, du vivant.

💭 Et si, au fond, soigner c’était ça : apprendre à ralentir ensemble ?

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