À 3h du matin, un résident se lève en panique :

– “Je dois aller au fournil, la fournée va brûler !”
Un peu plus loin, une résidente s’agite :
– “Mes patients m’attendent, je dois leur faire les soins !”
Ces angoisses ne sont pas absurdes.
Elles sont les échos de vies entières.
Un métier, ce n’est pas seulement une activité.
C’est une identité, une façon d’exister, une empreinte laissée dans le corps et dans l’esprit.
La nuit, quand le présent devient flou, le passé revient frapper fort.
👉 Ces réveils angoissés racontent la force des souvenirs.
Ils disent : “J’ai compté. J’ai eu une place. J’ai eu un rôle.”
Alors, apaiser ces moments ne veut pas seulement dire calmer.
Cela veut dire reconnaître.
Accueillir ce boulanger qui, toute sa vie, s’est levé avant l’aube.
Entendre cette infirmière qui, même fatiguée, garde le réflexe de ses gardes.
Parce qu’accompagner, ce n’est pas seulement gérer une angoisse.
C’est honorer l’histoire de toute une vie qui, même dans la nuit, continue de s’exprimer.

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