Il y a un fossé. Un vrai.

Nous parlons de fatigue, de surcharge, de manque de temps pour bien faire.
Eux parlent dâindicateurs, de ratios, de âcontinuitĂ© de serviceâ.
đ Deux langages. Deux rĂ©alitĂ©s.
Nous voyons des visages.
Ils voient des tableaux Excel.
Nous sommes au chevet, face Ă lâhumain, Ă lâurgence, Ă la dĂ©tresse.
Ils sont derriĂšre un bureau, parfois loin de ce que nous vivons chaque nuit, chaque jour.
Ce nâest pas une guerre. Ce nâest pas une accusation.
Mais tant que le dialogue reste codĂ© en chiffres et en recommandations, le soin sâappauvrit.
đŹ Ce nâest pas compliquĂ© :
Ăcouter. Ătre prĂ©sent. Soutenir.
Les soignants ne demandent pas des privilĂšges.
Ils demandent du respect.
Des moyens.
Et une direction qui parle leur langue : celle du soin.

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