đ « Vieillir, câest aussi se tenir face Ă lâessentiel. »

Quand les journées ralentissent,
que les voix familiĂšres sâĂ©teignent,
que les pertes deviennent silencieusesâŠ
les grandes questions surgissent.
đ Pourquoi suis-je encore là ⊠et pas mon fils ?
Quâai-je laissĂ© ?
Qui se souviendra de moi ?
Il y a des absences qui ne sâexpliquent pas.
Des injustices qui dĂ©fient le cĆur et la raison.
Et dans le silence de ces questions,
la vieillesse devient un lieu de vertige autant que de sagesse.
Nous, soignants, aidants, accompagnants,
sommes parfois les derniers témoins.
Les derniers Ă entendre.
Les derniers Ă recueillir ce quâil reste Ă dire,
Ă transmettre, Ă pleurer.
đ± Dans chaque fin, il y a une invitation.
Ă redonner du sens.
Ă Ă©couter ce qui nâa jamais Ă©tĂ© dit.
à honorer ce qui a été vécu⊠et perdu.
Câest peut-ĂȘtre lĂ ,
dans cette présence discrÚte mais essentielle,
que réside la part la plus précieuse de notre métier.

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