
Ou : comment garder la tête hors de l’eau quand on baigne dans les émotions des autres (et parfois aussi des collègues).
L’empathie, c’est un peu comme faire du bateau. Il faut savoir naviguer près des autres, sans finir à la dérive soi-même. Ressentir ce que vit l’autre, oui, mais sans se transformer en éponge géante qui absorbe tout — sinon bonjour les dégâts (et les yeux de panda à la pause café).
Avec les résidents, on apprend à poser des limites. C’est essentiel pour tenir dans la durée. Mais entre collègues ? Ahhh… là aussi, c’est du grand art.
Parce qu’il y a celle qui déborde d’émotion à chaque transmission, celle qui ne parle jamais (sauf pour râler), celle qui vit un drame personnel et qu’on voudrait soutenir sans finir en cellule psychologique à côté… Et puis y a nous, qui essayons de garder le cap, le sourire, et le niveau de batterie au-dessus de 10 %.
Alors on écoute, on soutient, on fait des blagues au bon moment, on se prête un dos quand il y a trop de transferts… Mais on apprend aussi à ne pas tout prendre. À ne pas tout résoudre. À ne pas se laisser happer par le trop-plein des autres, quand notre propre réservoir est vide.
L’empathie entre collègues, c’est tendre la main… sans finir accroché au bras comme une ventouse en burn-out.
Petit guide de survie émotionnelle :
- Oui à la solidarité, non au sacrifice.
- Oui aux “Tu veux en parler ?”, non aux “Je vais porter ton monde sur mes épaules pendant que je pousse le chariot.”
- Oui au café partagé, non au transfert émotionnel non consenti à 3h du mat’.
- Et surtout, oui à l’humour. Parce qu’un fou rire partagé, ça vaut mille câlins de soutien.
Et toi, tu fais comment pour être là pour les autres, sans te laisser couler ?
Tu peux partager ton astuce ou ton anecdote (drôle, touchante, ou carrément WTF), on a tous à y gagner 💬

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