Tu sais, on nous vend tout le temps des recettes sur comment être le collègue idéal.
💬 « Il faut être bienveillant, toujours. »
💬 « Il faut savoir écouter, même quand on est à bout. »
💬 « Il faut être patient, même quand ça fait 5 fois qu’on explique la même chose. »
💬 « Il faut poser des limites sans être agressif, trouver l’équilibre entre calme et fermeté. »
💬 « Il faut être positif, même quand t’as juste envie de t’éclipser dans les toilettes pour souffler. »

Et ben parfois… j’ai pas envie.

Pas envie d’être la “super collègue” qui répond toujours présente.
Pas envie de faire semblant d’avoir la réponse à tout.
Pas envie de poser mon sourire chaque matin, comme si ça venait de me naître.
Pas envie d’être la psychologue de service à chaque coup de stress.
Pas envie de sacrifier encore un peu de mon énergie pour combler les vides de l’équipe.

Parce que, même quand je suis là pour les autres, parfois j’ai juste envie de être là pour moi.

Et c’est pas grave.

Parce que je fais mon job. Je suis là quand il faut, je donne quand je peux. Mais parfois, je ferme un peu la porte. J’ai besoin de respirer.
De ne pas être la « bonne copine », la « bonne collègue », celle qui gère toujours tout avec un sourire. Je suis juste humaine. Avec mes failles, mes moments de fatigue, mes silences.

Là, ce jour-là, j’avais pas l’énergie. Et c’était ok. Pas besoin d’être parfait·e pour être efficace.

Et si on arrêtait d’être nos propres juges, toujours à l’affût du moindre faux pas ?
Et si on se donnait la permission d’être nous-mêmes, un peu déconnectés, un peu à l’écart parfois, sans culpabiliser ?

Parce qu’au final, être humain, c’est aussi accepter de ne pas toujours être au top.


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