
En tant qu’aide-soignante de nuit, j’ai toujours eu à cœur d’assurer le confort des résidents. Veiller sur leur sommeil, oui, mais aussi m’assurer qu’ils ne restent pas souillés, qu’ils ne risquent pas d’inconfort ou d’irritation.
Cette nuit, un résident était totalement souillé, ses draps trempés. Instinctivement, j’ai voulu le changer pour éviter qu’il ne reste ainsi jusqu’au matin. Mais ma collègue, formée à l’Humanitude, m’a dit : « Il dort, on le laisse. »
J’ai hésité. Est-ce vraiment ça, l’Humanitude ? Respecter le sommeil, bien sûr. Mais peut-on parler de respect quand une personne vulnérable reste dans l’inconfort, incapable de sonner si elle se réveille et se sent mal ?
Depuis que certaines collègues appliquent cette méthode, un dilemme s’installe : faut-il intervenir ou respecter le sommeil à tout prix ? Résultat, j’ai parfois l’impression de bâcler mon travail en ne faisant pas ce que j’aurais fait instinctivement.
Ce sujet mérite d’être discuté, non seulement entre soignants de nuit, mais aussi avec l’équipe de jour. Peut-être faut-il attendre que toute l’équipe de nuit soit formée à l’Humanitude avant de changer nos pratiques, afin de garder une cohérence dans le soin et d’éviter que chacun interprète la méthode à sa façon.
Et vous, soignants de jour ou de nuit, comment avez-vous abordé ces changements dans vos équipes ? Avez-vous aussi ressenti ce dilemme ?

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