Si les soignants avaient une baguette magique, ils y ajouteraient sûrement un bouton « OFF » pour leur nez. Car ce petit appendice en apparence anodin est en réalité un instrument de travail aussi redoutable qu’inévitable.

Un flair à toute épreuve
Avec l’expérience, le soignant développe un nez ultra-sophistiqué. Tel un fin limier, il est capable de détecter une infection urinaire avant même que le résident ait fini de dire « J’ai mal quand je fais pipi. » Son flair identifie aussi le tube de crème camphrée ouvert à dix mètres ou le fameux parfum “Eau de naphtaline” qu’affectionnent certains résidents.
Les agressions olfactives : un entraînement militaire
Les narines du soignant sont soumises à un entraînement de type commando. Elles affrontent le célèbre combo “change + chaleur sous couverture”, la soupe de légumes aux relents douteux et le mystérieux parfum “mais d’où ça vient ce truc ?” qui oblige à une enquête approfondie (et souvent à une découverte peu ragoûtante sous un fauteuil).
Petit florilège des épreuves olfactives :
• Le “sacré festin” : Quand un résident a visiblement apprécié son chou-fleur de midi… et que tout le couloir en profite toute l’après-midi.
• Le “cache-cache protection” : Quand on sait qu’il y a un cadeau quelque part, mais qu’on doit le trouver.
• Le “je n’ai pas fait caca” : Petit jeu du chat et de la souris où l’odeur gagne toujours.
Techniques de survie en milieu hostile
Face à ces défis, le soignant déploie des stratégies d’adaptation :
• La respiration par la bouche, technique efficace mais qui peut vite tourner au drame si on oublie de fermer la bouche au mauvais moment.
• Le baume mentholé sous le nez, astuce secrète des pros (même si ça donne l’impression d’être enrhumé en permanence).
• L’apnée express, très utile… mais avec une durée limitée sous peine de virer au bleu.
Les odeurs qui réconfortent
Heureusement, il y a aussi les bonnes odeurs : celle du café du matin qui redonne vie après une nuit blanche, du linge propre qui annonce une chambre fraîchement refaite, ou encore du savon après une bonne toilette qui fait du bien à tout le monde.
Bref, le nez du soignant, c’est un super-pouvoir… ou une malédiction, selon les jours. Mais une chose est sûre : il ne laisse jamais indifférent !

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