Travailler de nuit, dans le calme et la lenteur, permet de prendre vraiment le temps avec les résidents. C’est dans ces moments-là qu’on peut véritablement écouter, être là pour eux, sans la pression de la journée. Mais parfois, cette approche se heurte à une réalité frustrante : tout le monde n’a pas la même vision du soin.

Il y a des collègues avec qui tout coule de source. On avance ensemble, au même rythme, en gardant en tête que chaque geste compte, que chaque minute donnée à un résident est une vraie valeur ajoutée. Et puis, il y a celles et ceux qui vont trop vite, qui enchaînent, qui considèrent que l’efficacité prime sur le reste.
C’est là que le décalage se fait sentir. Quand on prend le temps d’échanger un mot, un sourire, une main posée sur une épaule, et qu’on sent derrière soi une urgence qui n’a pas lieu d’être. Quand on veut accompagner plutôt que simplement « faire ».
Bien sûr, chacun a sa façon de travailler. Mais quand la rapidité devient la norme, on finit par oublier l’essentiel : les résidents ne sont pas des tâches à cocher sur une liste. Ils sont là, présents, dans leur rythme à eux, souvent plus lent, plus fragile. Leur offrir du temps, ce n’est pas perdre du temps, c’est faire notre métier avec humanité.
Et vous, avez-vous déjà ressenti ce décalage dans votre équipe ? Comment le vivez-vous ?

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