Ah, les mains des soignants… véritables outils de travail, elles en ont vu de toutes les couleurs (et les odeurs, mais on évitera le sujet). Entre le lavage répété, le gel hydroalcoolique à gogo et les gants qui les transforment en raisins secs, elles mériteraient presque un statut de « patrimoine en danger » à l’UNESCO.
Au début, on y croit encore : crèmes hydratantes, masques nourrissants, peut-être même une huile miracle recommandée par une collègue. Mais très vite, la réalité rattrape nos pauvres paluches : crevasses dignes d’un sol en période de sécheresse, rougeurs façon coup de soleil en plein mois de décembre et une sensibilité telle qu’ouvrir un yaourt devient une mission à haut risque.
Et que dire des doigts qui se prennent pour des GPS ? Une plaie à l’index ? Hop, pile là où il faut appuyer 100 fois sur le distributeur de savon. Une coupure au majeur ? Parfait pour appuyer sur les boutons d’ascenseur et s’offrir une petite grimace de douleur gratuite.
Et puis, il y a l’éternel problème des mains froides. En pleine nuit, au beau milieu d’un change, c’est souvent le moment où un résident frissonne et lâche un : « Oh là là, ma fille, vous avez les mains glacées ! » Et nous, un brin coupables mais résignés, de répondre : « Eh oui, c’est inclus dans le package des soins, monsieur ! Fraîcheur garantie toute la nuit ! » Certains en rient, d’autres râlent gentiment, et il y a toujours ce résident taquin pour glisser : « C’est que vous avez le cœur chaud, ça compense ! »
Mais ne nous plaignons pas trop, car ces mains abîmées sont aussi des mains pleines d’histoires : elles rassurent, elles accompagnent, elles soulagent. Elles témoignent du soin, de la patience et du dévouement. Alors oui, elles sont cabossées, mais elles sont avant tout précieuses.
D’ailleurs, si une marque de cosmétiques cherche une égérie « mains en détresse », on est plusieurs candidats potentiels en EHPAD… 😆
👉 Et vous, collègues du soin, quelles sont vos anecdotes de mains abîmées ?


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