Ah, les jambes du soignant… Elles mériteraient presque un hommage national, ou au moins une prime « membres inférieurs en détresse » !

Elles avancent d’un pas vif quand un résident appelle au loin, mais stagnent interminablement devant un lit quand il faut convaincre Maurice de se laisser changer. Elles sont solides comme des piliers en début de nuit, mais deviennent du béton armé au petit matin.

Elles connaissent tout : les courses effrénées dans les couloirs, les piétinements sans fin devant un distributeur de médicaments récalcitrant, et l’art subtil du « je plie mais ne romps pas » quand il faut s’accroupir 46 fois en une nuit.

Elles portent des bas, des collants ou des chaussettes de contention, ces compagnons de souffrance censés aider… mais qui finissent parfois par scier les mollets et donner l’impression d’avoir troqué ses jambes contre des poteaux électriques.

Et quand enfin elles peuvent se reposer, elles gonflent comme des ballons de baudruche, histoire de bien nous rappeler qu’elles existent… et qu’elles n’oublieront jamais.

Alors, un grand merci à nos jambes, ces héroïnes du quotidien, qui avancent, reculent, stagnent… mais ne lâchent jamais l’affaire !

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